5 édifices remarquables d’Henri Sauvage, architecte de la Samaritaine

À l’occasion de la réouverture de la Samaritaine le 23 juin, pour laquelle l’architecte Henri Sauvage a réalisé deux bâtiments, partons à la découverte de 5 autres de ses réalisations dans la capitale.

AVANT-PROPOS :

Henri Sauvage est né à Rouen en 1873. Après avoir étudié l’architecture aux Beaux-Arts de Paris, il fait ses classes à Bruxelles où il découvre l’Art nouveau. Il y côtoie les architectes Paul Saintenoy et Paul Hankar, deux membres importants du mouvement de l’Art nouveau belge.

Rentré en France à la fin du XIXe siècle, il a à peine 26 ans lorsqu’il reçoit sa première commande d’envergure. La villa Majorelle, joyau d’art nouveau, voit le jour à Nancy en 1902 et fait déjà la renommée d’Henri Sauvage.

Mais le jeune architecte va avoir d’autres occasions de faire ses preuves et de surprendre par sa créativité. Habitations bon marché, constructions en gradins, piscine et cinéma, ses réalisations sont directement ancrées dans la vie quotidienne des Parisiens.

L’immeuble à gradins de la rue Vavin (6e)

Hygiéniques et lumineux, les appartements en gradins de la rue Vavin le sont aussi. Ils voient le jour en 1912-1913 et ont été conçus en collaboration avec Charles Sarazin. Un brevet a même été déposé pour protéger cette innovation architecturale. Frantz Jourdain, l’un des architectes de la Samaritaine, y a habité.
L’immeuble est construit en béton armé, plus solide pour supporter le poids des étages construits en gradin, et donc retranchés les uns sur les autres. Des carrelages blancs, les mêmes que l’on retrouve dans le métro, recouvrent le béton pour le protéger contre l’humidité et permettre son nettoyage.

Les habitations à bon marché de la rue de Trétaigne (18e)

On l’a peut-être oublié, mais les épidémies et maladies ont longtemps rythmé la vie quotidienne des Parisiens. Surpeuplée, Paris commence à penser à son réaménagement sous Napoléon III et le baron Haussmann. Puis les pouvoirs publics prennent en charge la construction d’habitations destinées aux foyers modestes. Elles doivent permettre de décongestionner les quartiers trop denses.
Les habitations à bon marché de la rue de Trétaigne, ancêtres des HLM actuelles, en sont un bon exemple. Conçues en 1903-1904 par Henri Sauvage et Charles Sarazin, architecte également, elles intègrent les principes hygiénistes en vogue. Lumière, aération et espace deviennent des impondérables des nouvelles constructions collectives.

L’immeuble à gradins de la rue Vavin (6e)

Hygiéniques et lumineux, les appartements en gradins de la rue Vavin le sont aussi. Ils voient le jour en 1912-1913 et ont été conçus en collaboration avec Charles Sarazin. Un brevet a même été déposé pour protéger cette innovation architecturale. Frantz Jourdain, l’un des architectes de la Samaritaine, y a habité.
L’immeuble est construit en béton armé, plus solide pour supporter le poids des étages construits en gradin, et donc retranchés les uns sur les autres. Des carrelages blancs, les mêmes que l’on retrouve dans le métro, recouvrent le béton pour le protéger contre l’humidité et permettre son nettoyage.

L’immeuble des Amiraux et sa piscine (18e)

Reprenant le même principe que dans la rue Vavin, l’immeuble des Amiraux (1913-1930) est aussi construit en gradins. Pour cette construction, Henri Sauvage a répondu à un appel d’offre de la Ville de Paris qui souhaitait plus d’habitations bon marché sur son territoire.
Au centre de cet immeuble se trouve une piscine, celle des Amiraux. Classée aux Monuments Historiques, elle a été restaurée entre 2015 et 2017.

Le luxueux Studio Building (16e)

Le Studio Building situé rue de la Fontaine (16e), construit en 1927, est un autre exemple de la maitrise de l’Art déco par Henri Sauvage.
L’immeuble se caractérise par sa façade soignée, colorée par les carreaux de l’entreprise Gentil & Bourdet, et ses grandes ouvertures pour laisser entrer la lumière. Une certaine conception du luxe, d’autant que les logements sont des ateliers baignés de lumière pensés pour les artistes.
Sa façade et ses toitures ont été classées aux Monuments Historiques en 1975.
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